Le dernier jour du printemps

Théo • 18 août 2017

Aujourd'hui, j'inscris le dernier jour du printemps dans mon esprit. Ou dans le vôtre.
Avant de parler du dernier jour du printemps, il est sans doute important d'en comprendre les tenants.

Tout a commencé avec un minitel.
Deux personnes se rencontrent, s'écrivent et s'appellent.
En résulte l'union de deux personnes, ma mère et mon père ;
9 mois de gestation, naissance difficile, jour de tempête.

Un petit être était né, un air de renouveau s'opère.
Deux petites années de tranquilité, rythmées par une vie tempérée.
Trois heures à ne rien faire, à observer le komorebi d'un futur inconnu.
La quatrième heure est celle de la fin d'une relation, celle de deux aimés.
Nouvelles vies: Sail-onara d'en haut et d'en bas ;
La chanson l'avait prédit, ma mère fait un gâteau là où mon père fera un piètre chocolat.
Des jeux, du dessin, de l'écriture : arriverais-je à comprendre pourquoi suis-je si seul?
Les gens sont si proches mais ils m'disent que je suis si loin, je suis pourtant bien là.
Tiens, mon père touche à sa fin. Trop tôt? Je ne sais pas.
Dong. Une église pleine, les gens pleurent, ce n'est pas mon cas.
Le gâteau se périme, coule. Encore une fin? Crachat.
Un groupe d'amis. Du rire, des cubes, je revis.
Pardonnez mon incapacité, je me blesse un petit peu
Une jolie saison, de nouveaux paysages, un peu d'animation mais surtout de nouveaux amis.
Après le beau temps, la pluie torentielle. Inondation. Je coule sous des boues opaques. Rires odieux
Le printemps est arrivé, avant même que je m'en rende compte. La ribouldingue dans l'herbe, dans l'eau.

La fête touche à sa fin. Le dernier jour du printemps est arrivé.
Merci aux plaisantins. Souvenirs douloureux, souvenirs amoureux, nostalgie d'une jeunesse vivifiante.
La fête se termine aujourd'hui, mais une ardeur arrive, celle de l'été.